Marie s’en va….

6 décembre 2011

Marie, tu largues les amarres,
Partie vers d’autres horizons, des aventures inconnues,des rencontres inattendues;
Finis les papotages sur le pas de la porte de nos boutiques,
A nous l’univers des ondes, ce domaine impalpable mais néanmoins magique.
Je t’imagine avec ton sac à dos, boussole vers l’est et vers l’hiver,
Alors, je te dédie mes feux de cheminée,mes soirées de lecture et  » de paresse « .
Je suivrai ta migration à petits pas, en bus, en train, en chameau,
Et dans les jours de doute ou de mal aux pieds, sonne les trompettes, nous te redirons notre amitié,
Parce que dans le fond tu nous emmènes un peu avec toi pour toutes ces émotions, ces petits riens qui font un voyage, qui feront TON voyage.
Comme je te le disais l’autre soir: « Tu ne fais pas un voyage, c’est le voyage qui te fait »
( Juré je te chercherai l’auteur de cette citation.)
Alors Marie de tout coeur:
BON VENT.P1010367

Le sens du sacré

17 octobre 2011

Ce qui me fascine ici c’est le sens du sacré qui a depuis longtemps « presque «  disparu chez nous. Il y a dans cette ville en fusion des ilôts de recueillement tout à fait inattendus qui font que :

l’indiscrétion touristique peu à peu s’abolit, se convertit en esprit de pèlerinage, qui, de chacun de nous, au lieu de nous faire nous distraire quelques semaines en Inde, nous la fait vivre pour toujours« . Citation de Jean Biès poète et écrivain.P1020754

Les femmes du Rajasthan.

13 octobre 2011

C’est une région encore très respectueuse des rites, traditions et fêtes cultuelles.

Les femmes à la campagne se dérobent à notre regard et couvre leur visage  du voile souvent jaune orangé du Rajasthan. Dans la transparence de ce fin tissu, on distingue le contour de leur visage, l’éclat soudain d’un bijoux d’or. Lorsqu’elles s’éloignent, on entend cliqueter leur bracelets de chevilles. Leur sylouette vaporeuse auréolée de mystère me touche et je suis émue par leur élégance et la fragilité de ce mince rempart de tissu.P1020815

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Lors de la fête de « Navrata »

Fumée d’encens

2 octobre 2011

Quand on plonge dans la fournaise le matin, assaillie par le bruit, les odeurs, les couleurs on regarde ébahi le désordre indescriptible de cette grande ville qu’est Delhi.

Le mouvement est partout incessant, le travail souvent harassant, tout se transforme, se transporte, se recycle  dans des espaces parfois juste trop petits.

Et pourtant la poésie est là dans ces petites volutes de fumée d’encens au coeur des charrettes de fruits, dans les temples des rues, dans les boutiques, partout où il est possible de planter ces fameuses petites baguettes sans cesse remplacées par des mains anonymes.

Elles dessinent d’éphémères tableaux, des nuages délicats, virevoltent au moindre au moindre souffle d’air, témoins de rites ancestraux qui nous captivent et nous étonnent. Souffle de santal, d’opium ou de jasmin qui arrive jusqu’à moi, souffle de rêve qui vous fait arrêter un instant pour savourer ce moment unique qui s’incruste dans votre mémoire et qui fait que plus jamais vous ne sentirez ces odeurs sans vous rappeler OU.

Les forçats de la ville.

28 septembre 2011

Dans toute les villes indiennes, toute en bas de l’échelle des transports, il y a les walalas, les cycle men bref, ceux qui pédalent pour vous ou qui transportent vos paquets.

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Leur vie est rivée à leur vélo charrette,  ils sont partout s’invectivant les uns les autres, poussant, tirant, traversant au millimètre, mais toujours plus vite vers une autre course toujours plus harassante. Ils pédalent parce que leur survie en dépend,  les yeux brouillés par la pollution usés par tant d’efforts dans ces villes sans pitié.

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Tout est possible..

25 septembre 2011

DSC06564Je pars en INDE, je repars, j’y vais, je reviens, je retourne pour le travail mais pas seulement….. alors pourquoi ?

Difficile à expliquer et à  partager cette attraction sans cesse renouvelée, alors je vous ai trouvé ce petit texte de Jean Biès qui résume assez bien le fameux « pourquoi ».

L’impression régnante en Inde est que tout est possible, y compris l’impossible, que tout possible surgira n’importe où, n’importe quand et n’importe comment, que tout ce qui dort et nage en suspension, très haut, dans un air raréfié, à mi-chemin entre ce qui est et n’est pas encore, peut s’informer en un éclair, s’incarner dans le cours des choses, harnaché des formes les plus baroques et inattendues. Comme, en ses entrailles, le silence recèle tous les sons et les mots de toutes les langues, le ciel de l’Inde enferme en lui, mêlés aux figures des nuages, tous les imprévus, toutes les péripéties, et surtout, le tonnerre de tous les coups de théâtre.


On en rêvait toutes de …faire pipi debout!

13 septembre 2011

A toutes les baroudeuses inquiètent des endroits impossibles à trouver, en pleine cambrousse ou en plein désert;

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A toutes celles qui subissent les foudres de leur chauffeur de mari parce que pour nous ce n’est jamais assez discret, assez caché, assez retiré;

Enfin à toutes celles qui veulent savoir ce que ça fait de juste tourner le dos pour  » s’exécuter  » en toute décontraction comme ces messieurs, Marie m’a donné la solution:  allez sur ce site et vous saurez  tout!                                         www.go-girl.fr

Les vieux au Vietnam

8 juillet 2011

IMG_8185Quand je vois ces visages de femmes et d’hommes ridés, marqués, j’imagine que la vie n’a pas été tendre avec eux.

Leurs yeux disent les épreuves de la guerre, des chagrins, des idéaux déçus peut-être. Eux plus que tout autre ont été bousculés et sans doute malmenés par l’Histoire.

Comme le dit si bien Jacques Brel:

 » Les vieux ne parlent plus ou alors seulement du bout des yeux

Même riches, ils sont pauvres, ils n’ont plus d’illusions »

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Un des plus grands défi de l’Inde: le travail des enfants.

18 juin 2011

DSCN4134L’emploi d’enfants ( 60 millions au travail ) rapporterait près de 19 milliards d’euros par an en Inde, selon un récent rapport. Un revenu considérable qui échappe au secteur formel de l’économie, cette pratique restant illégale, bien que largement répandue.

Embaucher un enfant : une bonne affaire

Alors que le salaire d’un adulte est d’environ 115 roupies par jour, un enfant n’est payé que 15 roupies par jour (soit 25 centimes d’euros). « Cela fait une différence de 100 roupies par travailleur. La moyenne du nombre de jours travaillés par an étant de 200, les employeurs « économisent » 120 000 crores en employant des enfants » explique un avocat associé à l’ONG qui a rédigé le rapport. Embaucher un enfant est donc une « bonne affaire » bien qu’illégale l’employeur.

Le travail des enfants n’étant pas déclaré, puisque la loi l’interdit, les employeurs ne paient aucun impôt sur ce travail. Ainsi, l’argent gagné est-il de l’  »argent sale » qui alimente l’économie parallèle. On estime que 30 à 60 % de cet « argent sale » provient en Inde de l’exploitation du travail des enfants. Le phénomène du travail des enfants contribue par ailleurs au chômage chez les adultes. Un enfant coûtant moins cher qu’un adulte, les enfants prennent aux adultes des emplois qu’ils auraient dû occuper (notamment des emplois très peu qualifiés).

70% des enfants travaillent dans le secteur agricole

Selon l’ONG Bachpan Bachao Andolan, 60 millions d’enfants travaillent aujourd’hui en Inde, soit 6% de la population du pays. Le dernier recensement du gouvernement indien (de 2001) n’en dénombrait lui « que » 12,7 millions. Ces enfants prennent un emploi afin de subvenir aux besoins de leur famille. La grande majorité d’entre eux (70%) travaillent dans le secteur agricole, très souvent dans des conditions de travail très dangereuses.

Le gouvernement indien semble peu enclin à agir contre ce fléau. Depuis 2005, il a reçu plus de 50 millions de roupies de budget pour lutter contre le travail des enfants mais n’en a même pas dépensé la moitié. Le National Child Labour Project (Projet national sur le travail des enfants), lancé en 1987, laisse certaines ONG très sceptiques quant à son efficacité. La loi de 2006 qui interdit l’emploi d’un enfant de moins de 14 ans n’existe que sur le papier et s’est révélée inefficace, à elle seule, pour résoudre ce problème.

Extrait de  » Aujourd’hui l’Inde  » du 15 juin 2011.

Transport au Vietnam: qui dit mieux?

22 mai 2011

P1020164Partout où je suis allée, dans tous ces pays  » dits en voie de développement  » le transport des hommes et des marchandises reste essentiel dans l’amélioration des conditions de vie.

Et dans ce domaine c’est le Vietnam qui remporte la palme d’or toute catégorie !

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