Mise en avant

Ethnique Création au marché aux fleurs de Calcutta.


Un moment enchanteur plein de couleurs, une ambiance typiquement indienne, des images qui restent à jamais gravées dans mes meilleurs souvenirs.

Mise en avant

Le batik, art de la patience.


Au cours de mes nombreux voyages en Inde, j’ai été fascinée par l’art de l’impression avec des tampons batik en bois. Sur des tissus en coton, les artisans utilisent ces batiks encreurs spécialement sculptés qui représentent des fleurs ou des dessins ethniques appliqués les uns après les autres, couleur par couleur, mètre par mètre. Le résultat est fin et délicat, les couleurs tout à fait étonnantes et naturelles. Cela donne des métrages de tissu souvent transformés en paréos, vêtements et autres dessus de lit. Chez nous, ces tampons encreurs servent aussi pour les bijoux en pâte fimo, pour signer son courrier. On peux faire de faux tattoos , des incrustations dans la poterie ou tout simplement, pour les plus gros, les mettre au mur en décoration.

Tampons batik indien

Cette technique du batik art est un travail  patient et minutieux qu’on peut voir et admirer dans la région de Jaipur au Rajasthan. Il est pratiqué depuis des siècles et transmis de génération en génération au sein des familles. Trois mille familles essaient de maintenir cette tradition coûte que coûte.

Et ce travail d’artisan regroupe deux talents: ceux qui sculptent les tampons batiks   à main levée avec des outils rudimentaires,  qui produisent une multitude de modèles différents et ceux qui conçoivent, agencent et impriment les motifs.

Tampon batik indien

Cet art est menacé car toutes proches, les industries du papier soi-disant recyclé qui nécessitent beaucoup d’eau et de produits chimiques polluent et emploient dans des conditions plus que limite…. Il suffit d’aller à Sanganer pour voir les égouts de toutes les couleurs.

Alors le gouvernement de façon  » tout à fait logique » envisage de délocaliser certaines familles, parce qu’ils sont moins nombreux et sans doute moins puissants que les grosses entreprises de papier. Eux qui sont loin d’être les pollueurs et qui n’ont pas besoin de beaucoup d’eau sont pénalisés par la négligence des autres.

Où est la logique? Les autorités souhaitent promouvoir et conserver ce savoir , alors qu’ils savent que déménager toutes ces familles revient à les condamner.

Leur vie est là depuis toujours, le travail se fait en famille. Ils commencent à s’organiser pour faire connaître leurs produits, relayés par des entreprises soucieuses de les aider qui leur commandent des tissus que nous retrouvons chez nous transformés en paréos, dessus de lit ou magnifiques kimonos.

Le vélo en Inde

Les vélos, ils sont partout instrument de travail, de transport, de survie.

Sur les routes, les autoroutes, en ville ou en campagne, ils sillonnent l’inde en tout sens.

A la force des mollets, souvent au détriment de leur santé, dans la pollution des villes, ils font tellement partie du paysage qu’on ne les voit plus et pourtant  ils sont les maillons indispensables de toute  » l’économie des petits ».